Discographie


Chroniques pour piano Op. 30
[32:54]
Piano, Dana Ciocarlie

Polyptyque dit «du diamant» (quatuor à cordes n°1) Op. 28 [17:24]
Quatuor Debussy

Artefact pour clarinette, violon, violoncelle et piano Op. 11 [20:35]
Quatuor Debussy
Clarinette, Jean-Marc Fessard
Piano, Jonas Vitaud

Charade pour violoncelle et accordéon Op. 29
[4:33]
Violoncelle, Fabrice Bihan
Accordéon, Philippe Bourlois

enregistrement : 5-9 septembre 2014
à l'école de musique de Velizy-Villacoublay

www.dux.pl

DUX 1112

durée totale 75:29
CHRONIQUES

Here is a case, for this listener anyway, of the accompanying ‘blurb’ rather putting me off before I even started. I had not heard of Olivier Penard before this CD dropped onto my doormat so first of all read his biography. We are told that he is an autodidact who ‘is positioned at the crossroads of contemporary creativity” being influenced by “minimalist currents, jazz and film music”. Then we are told that he admires Ravel, Honegger, Dutilleux, John Adams and John Williams. All a bit of a 'dog’s breakfast' you might mean- spiritedly think. Then I started to forget all that and just listened.
I was much taken with the work, which gives the CD its title, that is Chroniques for solo piano. It's a set of seven eclectic piano pieces each with an enchanting descriptive title. The spirit of Debussy surely looks over the composer’s shoulder. The first is ‘Stupeur’ which is in a vague unmetred landscape of impressionistic harmony; the composer writes music without metre again later in the piece. The same feelings also apply to No. 3 Un regard (A look) which is beguiling in its loveliness and then to No. 5 where the music is ‘paralysed’ by a debilitating love and No. 6 Un sourire (A smile). We end with No. 7 a Romance, almost a throw-back to French music of one hundred years ago. In contrast No. 2 Désordres is violent, highly dissonant and virtuoso with fisted note clusters. Eclats is also full of quite unexpected contrasts and moods.
These Chroniques are presented across the CD interspersed among up the other works. This is presumably in the mistaken idea that you might play the whole recording right through without a stop. I tracked the seven pieces to follow each other and if one does that then a sense of the overall shape of the work is more easily grasped. Dana Ciocarlie carries off every aspect of the music perfectly with superb pacing where necessary and wild intensity when needed.
The String Quartet, translated as The Diamond Polyptych, was inspired by an event which took place at the Cistercian abbey where it was composed, resulting in the burial of a diamond ring. It is in four highly original and often intense movements. The first is subtitled Luminous Weddings, an allusion to the couple who were buried with the ring. There is much musical ‘information’ here and the music goes on to be more developed during the ensuing movements. The second is a short Shostakovich-like burlesque, the third, a slow and aching interlude with its slowly rising lines and the fourth subtitled Fruits of the Stars is full of wild and scurrying scales. It's a work to which I will return, I’m sure, and it is played here with marvellous conviction and understanding by the Quatuor Debussy.
Proof of Penard’s love of Dutilleux comes in the shape of the brief Charade for cello and accordion. It amounts to a series of inventions on a theme in the finale of the older master’s First Symphony a work that is quoted by Penard at the end. The accordion came to be used by Dutilleux in his later works and the Cello Concerto of Dutilleux is perhaps his finest work. Penard’s Charade is a witty and clever piece but no more than that.
I much enjoyed Artefact and it's interesting that it starts with a compositional plan, that is to open with an Overture in 'a dry, dissonant sonic world' and to end with an exciting jazz-inspired Rhapsodie. In between there is a fascinating Scherzo-Rondeau, full of uneven rhythms and percussive chords, an Interlude which pays homage to the nocturnal world of Bartók who wrote his Contrasts for violin, clarinet and piano for that great cross-over clarinetist Benny Goodman. The finale is entitled Rhapsody-Jazz. Don’t expect pastiche Brubeck — it’s the syncopations and drive that make this an exciting jazzy movement. I really took to it as I did to almost all of Penard's music. I can also add that the performances are brilliant and full of energy. The documentation, written by Dominique Hayer, is quite detailed and often quotes the composer.

Gary Higginson, MusicWeb-International.com

Phantasy pour violon, alto, violoncelle et piano Op. 25
[35:30]

Ensemble Contraste
Violon, Arnaud Thorette
Alto, Maria Mosconi
Violoncelle, Antoine Pierlot
Piano, Johan Farjot

enregistrement : 12-14 avril 2013 à Meudon

www.dux.pl

DUX 1126

durée totale 49:53
MIDSUMMER PHANTASY

La fantaisie dans sa forme anglaise est un genre polyphonique mais néanmoins libre qui par définition convient à Olivier Penard, jeune compositeur français en partie autodidacte qui se réclame de Ravel, Bartok, Stravinsky, Honegger, Dutilleux, John Williams (l’Américain, non l’Australien) et John Adams. Au contraire des fantaisies de Purcell et de Bridge, sa partition est un divertissement. Habile et original, construit en cinq volets en arche et en miroir, il ne manque pas d’intérêt. Sans jamais faire naître une idée de «néo», Penard procède à une véritable synthèse entre la musique savante et le jazz. Les techniques instrumentales, les timbres et le jeu thématique non sans recherche, les quatre instruments indépendants du quatuor sonnent à l’occasion comme un petit orchestre. Il mêle dissonance et consonance, chromatisme et diatonisme, contrepoint et harmonie et ses rythmes marqués passent de l’effréné au chaloupé, ce dernier en particulier pour le troisième volet volontairement ludique où le compositeur « tisse un moment de détente clair-obscur à la croisée des langages » en référence oblique à Gershwin et avec un clin d’œil à la musique de salon.

Christine Labroche, ConcertoNet.com

Charade (sur un thème d'Henri Dutilleux) Op. 29
pour violoncelle et accordéon
[4:15]

Violoncelle, Fabrice Bihan
Accordéon, Philippe Bourlois

enregistrement : 1 septembre 2014 à Villefavard

date de sortie : 1 juillet 2015

disques-triton.com

TRI331196

durée totale 01:09:02
HOMMAGE A HENRI DUTILLEUX

Pour le Festival Les Inouies 2011 à Arras (Pas-de-Calais), Fabrice Bihan et Philippe Bourlois ont commandé à plusieurs compositeurs une pièce de cinq à six minutes, à l’image des Strophes pour violoncelle seul (qui prennent tout naturellement place dans ce CD) de Henri Dutilleux, en hommage à celui-ci. Les compositeurs pouvaient choisir leur formation : violoncelle/accordéon ou duo. Ce CD présente les réponses de N. Bacri, P. Burgan, R. Campo, B. Cavanna, J.R. Combes-Damiens, Ph. Hersant, V. Paulet, J. Lenot, O. Penard et V. Wimart qui se réfèrent donc tous à l’une des œuvres de H. Dutilleux, avec comme contrainte supplémentaire celle d’en faire une brève citation. Henri Dutilleux a entendu, écouté, approuvé avec enthousiasme ces différentes pièces, qui furent toutes créées à Arras. On notera le talent des artistes qui met particulièrement bien en valeur ces évocations ”dutilleuses”… Avec l’aide de l’Association Musique en roue libre, nous avons plaisir aujourd’hui à les porter à votre connaissance. Chacune est présentée par son auteur dans le livret d’accompagnement, Maxime Josse, spécialiste de la musique de Dutilleux, a rédigé l’article qui est consacré à ce grand compositeur disparu en mai 2013.


Elégie pour violoncelle Op. 24
[11:03]

Violoncelle, Fabrice Bihan

enregistrement : avril-mai 2010 à Versailles

label Quantum

QM7056

durée totale 58:56
FILIATION

À l'époque de Jean-Sébastien Bach, il est difficilement imaginable de composer des œuvres pour violoncelle seul, cet instrument étant destiné à l'accompagnement (basse continue), sans compter que le compositeur, pas tout à fait branché à son époque ne jure que par la polyphonie. Ses pièces pour violoncelle seul, à la fois mélodies à une voix soliste et polyphonie à plusieurs, sont un véritable tour de force.
Pratiquement aucun compositeur ne touchera à ce type d'écriture jusqu'à son renouveau au début du 20e siècle, marqué par la sonate pour violoncelle solo de Zoltán Kodály. Comme Bach, Kodály utilise une scordature (accord inhabituel de l'instrument) afin de créer de nouvelles possibilités et permettre à l'instrument de se « suffire à lui-même ».
Entre romantisme et néo-classicisme, entre musique traditionnelle et formes « savantes », cette oeuvre se veut unificatrice entre styles, époques et cultures. Le 20e siècle offre depuis, une littérature foisonnante pour le violoncelle seul. Les pièces choisies dans ce programme, toutes travaillées avec le compositeur, rendent hommage à cette filiation.


Conte musical pour récitant et pour orchestre Op. 27a

Récitant, Xavier Besson
Adaptation, Eric Herbette
Illustrations, Mizuho Fujisawa
Direction, Samuel Jean

Orchestre lyrique de Région Avignon-Provence

enregistrement : 2011 à l'auditorium du Grand Avignon-Le Pontet

Le Sablier Éditions

parution : novembre 2012

durée totale 63:21
PETER PAN

Dans un format généreux est abrité ce qui n’avait encore jamais été tenté : un concerto pour récitant et orchestre, création mondiale confiée à Olivier Penard. Le texte, adapté avec verve et truculence par Eric Herbette pour un album de 56 pages, est illustré par un incroyable travail de découpage, tout en transparence et une mise en couleurs au pochoir. Mizuho Fujisawa, illustratrice japonaise (30 ans), est issue des Beaux-Arts de Strasbourg. Ce concerto pour voix et orchestre propose, au-delà du texte magnifique, de découvrir de grandes oeuvres du répertoire classique évoquées par le compositeur dans cette création : Stravinsky, (l’Oiseau de feu) pour la fée Clochette – Le Sacre du Printemps pour les peaux-rouges ; Rimsky-Korsakov, (Shéhérazade) pour le naufrage ; Korngold (Robin des Bois) pour les combats entre Crochet et Peter Pan ; Prokofiev (Roméo et Juliette) pour la valse de Crochet ; Debussy (La Mer) pour la lagune..dans les émotions et les rebondissements des personnages. Au total, 10 tableaux musicaux racontent, par la voix de Xavier Besson, ce récit, devenu une légende.


Conte musical pour récitant et ensemble instrumental Op. 2

Récitant, Jacques Bonnaffé
Illustrations, Eric Battut
Direction, Jean-Michel Despin

enregistrement : 2007 au conservatoire d'Aubervilliers

parution : mars 2008

www.didier-jeunesse.com

durée totale 36:56
LA CHÈVRE DE MONSIEUR SEGUIN

Autour des mots si familiers d’Alphonse Daudet, le compositeur Olivier Penard a imaginé un conte musical pour un récitant et quinze musiciens, à la manière d’un Prokofiev. Sa partition va crescendo, de la musique de chambre à la symphonie, et mêle multiples influences, entre classique, jazz et musique de film. Le Quatuor Benaïm et le contrebassiste Matthias Lopez, l’Ensemble Instrumental à Vent de Paris, le pianiste François Kerdoncuff et les percussionnistes Pierre Courier, Ying-Yu Chang et Hervé Trovel nous livrent une interprétation brillante de cette œuvre originale, sous la direction précise et enlevée de Jean-Michel Despin.


Conte musical pour récitant, voix et ensemble instrumental Op. 20

Récitante, Virginie Ledoyen
Adaptation, Olivier Cohen
Illustrations, Joanna Boillat
Direction, Jean-Michel Despin

enregistrement : 2006 à Paris au studio Kos and co

parution : octobre 2006

Editions Thierry Magnier

durée totale 41:33
LE JOUEUR DE FLÛTE D'HAMELIN

Composées sur une adaptation d'Olivier Cohen, les sept parties de la partition sont tantôt conçues pour souligner le texte, lui proposer un soutien ou un écho, tantôt pour l'intégrer directement dans la musique, notamment par l'intervention des quatre chanteurs.
Rédigés exclusivement pour le trio à cordes et les percussions (le joueur de flûte n'est pas encore apparu), les deux premiers mouvements introduisent le conte, et illustre également toute la séquence consacrée à l'invasion de la ville d'Hamelin par les rats: dissonances acides, allegro déluré et plaintes grinçantes installent la tragédie. Les deux parties suivantes se consacrent à l'arrivée du joueur de flûte et concluent l'épisode des rats: flûte en sol et piccolo se succèdent en volutes et guirlandes de notes. Le cinquième mouvement introduit les rôles chantés du maire et du curé de la ville dans une parodie grotesque d'opérette. Les deux parties suivantes font entendre l'intégralité de l'effectif et sont entièrement consacrées à l'épisode de l'enlèvement des enfants: ritournelle envoûtante de la flûte, cordes invitant à la danse, percussions à la fois espiègles et lancinantes, quatuor fantomatique des chanteurs porté par une musique quasi prophétique.
La pièce se conclue par un solo d'enfant, témoin du drame, et oscille entre une musique évoquant le final de Wozzeck et la poésie lumineuse de Ravel dans L'enfant et le sortilèges.