Pièces éparses

Composition : Novembre 2013
Création : 2 février 2014 – Paris – Conservatoire du 15ème
Durée : 25 minutes (10 mouvements)
Editions Jobert
Quelques promesses de mélodies, des embryons d’idées, de simples impulsions rythmiques : au fil du temps, tout ces éléments se sont accumulés et ont patiemment attendu qu’un jour, je me décide à les rassembler dans un recueil de dix Pièces éparses.

Ainsi, Les mémoires d’une enfance utilise l’une de mes plus ancienne mélodie dans un climat de douce nostalgie.

Composée quinze ans plus tard, Esquisse d’été nous plonge dans la torpeur langoureuse et vagabonde d’un après-midi d’août tandis qu’Amertume est une sorte de méditation intime et acide.

Chemin faisant, le spleen d’Aquarelle-solitude conjugue l’impressionnisme Debussyste aux élans teintés d’harmonies jazz.

Mais bientôt, cette errance fait place à la vigueur rythmique de la Danse imaginaire où le folklore fantasmé n’est pas sans évoquer Bartok.

Lui succède une contemplation tendre et érotique de l’être aimé dans Son sommeil dénudé.

Retour à l’enfance avec la Berceuse, composée dans l’esprit d’une boîte à musique qui se raréfie jusqu’à extinction.

Puis, dans un nouvel essor d’énergie vigoureuse, Passe-temps témoigne de mon goût pour le rythme et ses décalages.

S’ensuit une Barcarolle où le jazz s’invite à nouveau dans un climat de douce détente.

Enfin, le Nocturne pour J. conclue le cycle avec tendresse et regret, comme un adieu pathétique où le souvenir d’un passé qui n’est plus continue de nous habiter avec sérénité.