Quatre légendes du Sylphe

Composition : 2 septembre 2015
Création : 16 juin 2017
Paris – Conservatoire du 5ème
Durée : 10 minutes (4 mouvements)
Editions La Fabrik’à Notes
Esprit de l’air fictif, le Sylphe est un génie qui provient des mythologies gauloises, celtes et germaniques. Créature fantastique et fantasque, elle est parente des anges et des elfes, gardienne du savoir et des sciences, ennemie des ignorants.

Mis en mots et en images par Gaëtan Le Marchand, ce cycle nous raconte quatre épisodes rêvés de la vie du Sylphe au cours desquels rencontres impromptues et paysages grandioses se conjuguent.

Dans Aurora, déesse grecque du matin, notre Sylphe s’éveille, délicatement bercé par une musique aux chromatismes langoureux qui évoque Debussy.

Puis, c’est la rencontre avec Shikigami, esprit joueur et malin la plupart du temps invisible aux humains. Portés par un ostinato progressant avec frénésie de ½ tons en ½ tons, nos deux personnages se confrontent à la manière d’un jeu vidéo dans une partie endiablée aux rythmes jazzy.

Vient ensuite le temps du repos et de la contemplation. Notre Sylphe survole son domaine, le Tuvalu (archipel polynésien au centre de l’océan pacifique menacé par la monté des eaux). Il y chasse également, accompagné par une musique étrange faisant alterner résonances de quintes, glissandi aux couleurs animales et autres fulgurances rythmiques.

Enfin, c’est le moment de la danse avec Pok ta Pok (jeu de balle pratiqué par les peuples précolombiens de la Mésoamérique). Un seul thème guide ici toute la pièce dont le tempo va croissant jusqu’à l’allegro final, véritable feu d’artifice d’harmonies de quartes et de rythmes joyeux et délurés.