Deux odalisques

Textes de Francis-Etienne Sicard-Lundquist
Composition : 7 juin 2021
Création : 26 août 2021 - Noizay
Mezzo-soprano, Stéphanie Bellenger
Piano, Sébastien Mongrand
Durée : 8 minutes (2 mouvements)
non édité
« Imaginez le soir en robe de satin et le ciel, sous un dais broché de perles pâles... »

Tels sont les premiers vers de ce cycle composé sur des sonnets de Francis-Etienne Sicard Lundquist et dédié à l'orient.

Constantinopolis nous plonge dans une musique où voix et piano sont deux personnages indépendants qui dialoguent librement, à part égale. Le langage est celui d'une douce polytonalité qui garde le souvenir d'un Szymanowski où se mêlent avec discrétion des mélismes aux couleurs byzantines. Dans une ambiance tantôt intime, tantôt orchestrale, «... vous verrez l'orient déguiser son destin ».

Pas si éloignée, Bangkok à l'aube explore cette fois en demi-teinte les modes pentatoniques jusqu'à nous conduire délicatement vers une forme de saturation harmonique où il fait bon rêver aux sons des gongs. Les fantômes du guzheng (instrument traditionnel à cordes pincées) planent au dessus de cette succession de scènes où « … les parfums de la mangue glissent leur chair de feu... A la bouche d'un jour fondant crû sous la langue ».