Concerto pour violoncelle

2222 / 2200 / perc (2) / hpe / crd
Composition : en cours d'écriture
Création : 5 avril 2018 - Cannes – Théâtre Croisette
Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur
Violoncelle, Sonia Wieder-Atherton
Direction, Samuel Jean
Durée : 27 minutes (3 mouvements)
Dès les premiers clusters de l'orchestre, le violoncelle est violenté, contraint de scander des phrases apparentées au cri. A moins qu'il ne s'agisse d'un jeu malicieux entre le soliste et le tutti ? Car c'est bien sous le signe d'un dialogue à la fois batailleur et ludique que ce premier mouvement est placé. C'est ainsi que se déroulent des séquences délurées où le violoncelle se veut tour à tour fantasque et grotesque sur fond de percussions insolites, décalées, de modes de jeu incongrus évoquant l'esprit du cirque ou encore celui d'un jazz déformé. Après un dernier épisode où le rythme asymétrique domine, le violoncelle entame une musique apparentée à la danse et à laquelle l’orchestre ne répond pas.

C'est de cette absence qu'émerge le second mouvement : longue mélopée du violoncelle, toute empreinte d'errance mélancolique et de rêverie douce-amère. Jusque là invisible, l’orchestre réapparait peu à peu pour égrener le temps qui passe, maintenir le violoncelle dans un climat d'attente énigmatique.

La grosse caisse interrompt brutalement cette méditation qui n'était qu'un intermède et propulse le troisième mouvement. En quelques mesures, la danse initialement entamée par le violoncelle à la fin du premier mouvement se développe enfin dans une joute où soliste et orchestre rivalisent de joyeuse virtuosité.