Symphonie pour cordes


Composition : 29 mars 2021
Non créé
Durée : 27 minutes (3 mouvements)
Non édité
Divisée en trois parties, cette symphonie est un écho du Trio à cordes composé en 2016 (opus 39). De ce trio, l'oeuvre emprunte l’intégralité de l'adagio final ainsi que son matériau générateur, sorte de mélisme renversable se prêtant à toutes les variations : do-si-sol dièse-la dièse-fa dièse-la bécarre.

Le premier mouvement est une passacaille basée sur cette formule initiale. De l'austérité des débuts émerge progressivement tout l'orchestre sur un contrepoint fortement chromatisé dont les harmonies résonnent cependant avec clarté. Quasi marche funèbre montant inexorablement en puissance, le mouvement atteint son paroxysme sans véritablement conclure.

Le deuxième mouvement qui lui succède est un moment de pure énergie. Sur fond d'un rythme qui claudique, l’ambiguïté des métriques binaires et ternaires est le support d'une débauche de virtuosité, de mélodies secondaires voire de fugati où se mêlent l'esprit d'un jazz lointain, la musique de film d'un Jerry Goldsmith ou encore certaines pages d'Hindemith.

Enfin, le dernier mouvement est un long adagio dont l’expressivité est constamment tendue voire inquiète. L'oeuvre se conclue dans l'énigme des points d'orgue et du silence, sur la promesse douloureuse d'un ailleurs.